Les yeux noirs

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J’y pense. Depuis des jours, des nuits, des semaines. Son regard avait changé un instant, très bref. Avec son regard le geste s’était fait étouffement. Mais une seconde, une petite seconde, rien. Et elle était passée et avec elle le geste et le regard avait disparu. Je n’avais pas rêvé.

A chaque étreinte, a chaque contact, j’y pensais. J’en frissonnais d’envie. A chaque occasion, cette pensée libérait un torrent dans mon vagin qui gonflait à l’appel de la récidive du danger, de la violence omniprésente qui ne se montrait pas. Ça m’aidait à le désirer, à jouir. Aussi je demandais tout haut, tout bas, j’attendais, quémandais et me désespérais.

A chaque regard, a chaque geste, mon corps entier se tendait vers cette seconde, l’espérant et la redoutant, porteuse qu’elle était de l’espoir d’une jouissance confinant a la douleur. Plus qu’une violence physique déjà prometteuse, cette seconde exprimait le prédateur en lui, celui qui vous veut du bien et vous dévore pour que vous existiez en lui car il sait mieux que vous ce dont vs avez besoin.

Mais ses yeux restaient clairs et francs et ses gestes fermes mais délicats.

Jusqu’ au jour où il était fatigué, de mauvaise humeur : il avait neigé et il rentrait transit. Le café mauvais et tiède servi trop tard alors que je sortais d’une bonne douche, franche et tiède, son regard se fit perçant comme une lance. Il était si près que je sentais la fourrure de sa capuche, son souffle accéléré a l’odeur de café et de tabac et surtout son sexe se gonfler, durcir, sortir de ses gonds en même temps que les injures monter a ses lèvres.

Quand ses yeux se posèrent sur moi, je su que l’instant était venu de me soumettre a la bête qui sortait enfin de sa tanière. Comme l’ombre de l’ours vous avale, le désir d’être happée par cette animalité m emportait vers l’obscurité.

J’imaginais m enhardir pour provoquer l’animal et le ferrer mais déjà il m attrapait par le bras qu’il serra fort tandis que sa bouche rejoignait la mienne, affamée pour l’avaler ; sa langue pénétra d’un coup entre mes dents et emplit tout l’espace salivant à me noyer, envahissante a me faire étouffer.

Sa main gauche fut immédiatement entre mes cuisses, droit au but écartant mon string sans délicatesse pour atteindre ma vulve séparent brusquement mes lèvres pour entrer dans le con : deux doigts bandes et déterminés allant au plus profond juste arrêtés par la paume trop large qui broyait les bords du vagin avec dureté.

Ce geste réitère encore et encore de plus en plus fort me fit mal et m arrachait des cris mais la souffrance se muait en plaisir qui se déplaçait le long de mes reins et de mon ventre.

De sa main droite il serra encore mon bras qu’il poussait vers mon dos en clé m immobilisant puis empoigna mon cou pomme sur l’épaule, les doigts enserrant la nuque fermement pendant que la langue démesurée comme grossie par la rage fouraillait ma bouche.

Je respirais mal, retenue vers le bas et projetée vers le haut je sentais que je perdais l’équilibre lorsqu’ il me projeta sur le sofa. L’étau s’était desserré je cherchais son sexe de la main mais quand elle se posa sur la fermeture éclair de son jean, il la repoussa méchamment dans un grognement et retirant mon string il écarta mes jambes ramenant mes genoux vers ma poitrine pour plonger vers mon sexe plus béant qu’offert.

Sa bouche toujours ouverte et prête à dévorer goba tout ensemble les lèvres petites et grandes et le clitoris les enchâssant dans son humidité chaude suçant, m aspirant avant que la langue ne débute son travail obsédant. La bave aux lèvres, la chatte ruisselante et brulante, nos humeurs se mêlaient.

Il écarta mes lèvres de ses doigts les écartelant presque et plantant son regard sur mon sexe dans une scène d’une indécence voluptueuse. Son désir implacable et total faisait monter en moi un râle tel que lorsque nos yeux se croisèrent ils me semblaient avoir encore acquis en redoutable noirceur.

Sa langue caressait vigoureusement l’extérieur de mes grandes lèvres jusqu’à la racine des cuisses puis remontait de l’anus vers le clitoris arrosant mon sexe de salive. Encore et encore sa langue promettait la pénétration qui tardait sciemment. Puis se faisant vit, elle pénétra mon vagin tandis que son menton chatouillant de barbe drue posé sur le périnée remuant au rythme des allers et venus de cette langue bandée accompagnait le plaisir qui flottait, têtu et se répandait à l’intérieur de moi.

Poussant mon bassin vers le haut il découvrait mon anus qu’il suçait tout à coup en écartant les bords de ses mains. Avant que le plaisir ne se fasse trop précis, ses doigts entraient les deux orifices en même temps, retenant mon bassin contre sa poitrine, il entrait le majeur et l’index poussant de toute sa force d’homme me projetant vers l’arrière et me retenant a lui de sa main droite posée sur mon clitoris dont elle frappait doucement la tête. Son bras, enlassant ma cuisse avec force m’empêchait de basculer tout à fait. J’étais écrasée de désir et d’inconfort, douloureuse.

Les doigts choisissaient de revenir vers le con qu’ils tiraient comme un crochet vers la droite tandis qu’il ramenait ensuite mon bassin vers la gauche créant une résistance allant croissante comme pour déchirer l’entrée du vagin.

Puis, fiers de cet agacement diabolique ses doigts retournèrent vers mon anus dont ils écartaient les bords pour en faire béer le trou très resserré chez moi. Un nouveau regard au fond de ce gouffre avant d’y entrer sa langue droite, tendue d’effort continuant d’en triturer la peau délicate.

Entre terreur et extase je lui jetais “Oh oui!” Auquel il répondit d’un grognement agacé qui lui fit abandonner mon cul pour dégrafer son pantalon et jeter tout a trac sa queue raidie et brulante dans ma gorge avec un “ta gueule” qui coupait cours a toute velléité de communication. Je sentais les soubresauts de ma trachée au bord de vomir, le gland rebondissant au fond du palais au rythme de son déhanchement, je saisissais ses fesses de mes mains l’incitant à ne pas cesser en dépit de mes hauts le cœur. Puis je pus tout à souhait lécher, sucer, serrer entre mes lèvres son sexe magnifiquement dressé au dessus de mon visage. J’osais prendre à pleine bouche un testicule que je roulais avec ma langue tandis que je branlais avec vigueur sa queue.

Son regard s’ombrageait de plus belle et il se libera de ma bouche en me retournant. Il abaissa mon caraco pour s’accrocher à mes seins avec brutalité et les malaxer avec force. Saisissant les pointes il tira d’un geste brusque tandis qu’il me pénétrait profondément d’un coup sec.

Il allait lentement et loin, touchant le col de l’utérus comme j’étais offerte à sa puissance. Chaque coup était ferme et ne trouvait sa fin que dans la résistance de mes bras qui n’y suffisaient pas, retenue au sofa qui tremblait. Il accélérait ou ralentissait et je sentais que j’allais jouir quand ma tête fut brutalement écrasée sur le sofa sa main ayant saisi ma nuque. Son sexe quitta le mien pour entrer dans mon cul et par des allers et retours rapides, il pénétra aussi loin que possible frappant mes seins et mon flanc. J’accompagnais le mouvement, moi l’antisodomie, je risquais un regard vers lui et ma main rejoignit mon clitoris. Elle arriva à sa destination en même temps que la sienne.

Il me prit par les hanches sans ménagement et nous retournant tous les deux m assis sur lui m empalant littéralement sur son sexe ses dents s’accrochant immédiatement à mes têtons. Il prit ma tête de ses deux mains m imposant montée et descente et dressant son bassin pour mieux me recevoir. Il refermait ses mains sur mon cou, réduisant l’air et le sang dans un merveilleux malaise qui éteignait les lumières et faisait disparaître les formes. L’orgasme me saisit d’abord de l’intérieur ou tout n’était plus que souffrance échauffement inflammation et vibration pour s’étendre dans mon bas ventre et remonter de mes reins vers le cerveau asphyxié et le cœur affolé.

Je n’entendis que la fin de son râle de jouissance grâce auquel il avait relâche son étreinte me ramenant à la vie la tête posée sur son épaule, ses lèvres contre mon oreille et sa main glissant avec douceur sur mon dos mouillé de sueur.

 

LE MIROIR AUX ALOUETTES – PART II – CLARA PASSEE DE L’AUTRE COTE DU MIROIR

WP_20141202_076 La gracieuse Clara ferma les yeux avec lenteur. D’abord, il s’était approché. Elle avait senti un léger déplacement de l’air, puis avait perçu un parfum musqué, mêlé de sueur, puis la chaleur du corps après l’effort.

Ce soir, Clara avait voulu une démonstration de force, ce genre de chevaleresque enlèvement qui, indubitablement menait une femme au déshonneur. Elle trépignait donc d’impatience depuis le coucher, l’entrejambe affolé par la perspective de ce viol programmé auquel elle avait consenti par avance, comme pour mieux incarner son personnage.

Elle avait voulu se masturber avant l’arrivée du maître d’armes, son complice, son excitant complice, pour mieux lui résister, pour n’avoir pas envie de lui, pour lutter dans la mise en scène convenue. Car il fallait que ce fut violent et vigoureux, ce viol, cet enlèvement, ce déshonneur qui enfin, allait la libérer de sa vie pendulaire.

Lorsque la main gantée se posa avec violence sur sa bouche, elle étouffa de surprise non feinte. Les bras robustes la soulevèrent sans effort, bâillonnée et saucissonnée dans sa robe de nuit. D’un mouvement brusque, il la posa à dos de cheval ,tel un sac sans vie, puis parti à bride abattue dans le tumulte de la maisonnée éveillée par le combat.

Son ventre cognait les muscles du cheval, sa poitrine cognait ses flans, elle vibrait au mouvement de la course tandis que la main du maître d’armes, une main sanglante et tâchée de la mort des sentinelles du château, la tenait fermement serrée entre les jambes écartées, entre ces jambes, là, tout contre le sexe durci dont la vigueur semblait avoir redoublé grâce à la furieuse bataille.

Il aurait dû la jeter à terre et la prendre, là, elle le lui dirait bien à l’occasion. Mais le maître d’armes ne se déperdit pas tout à fait de son noble statut et ne la prit pas comme le hussard qu’il incarnait.

Une fois posée à terre cependant, elle ne regretta rien du scénario imaginé pendant ses longs après-midi de sage broderie.

Sans la libérer des entraves du vêtement, ni desceller sa bouche, il la mit face contre l’herbe tendre du champ et ne dénuda que son généreux postérieur. Crachant dans sa main gauche dégantée, il écarta les larges fesses et pénétra sans autre forme de procès dans l’anus vierge de la chaste Clara.

Cela non plus n’était pas prévu par le scénario, elle n’omettrait pas non plus de le lui dire, mais pour l’en féliciter, tant la douleur fut vite transformée en vibration jusqu’à l’orgasme dévastateur. La vaginale Clara découvrait, à l’occasion de ce rapport volé, que la profondeur de ses entrailles habitait les plus intenses promesses, de celles que l’on aime à rappeler souvent.

Mais la vigueur de l’homme, repue du sang répandu et de l’adrénaline répandue dans ce sang, n’eut que quelques mouvements de va et vient à infliger à son sexe encore brandi pour assurer le second service.

Il retourna donc sans hésitation une Clara toujours retenue par sa robe, écarta grand ses jambes, qu’il enroula autour de son cou, soulevant au plus haut le bassin large pour s’engloutir au plus loin du vagin accueillant, avec une force peu commune.

Clara n’avait pu résister à l’assaut précédent, prête à étouffer et parfaitement immobilisée dans sa camisole improvisée.

Lors de celui-ci, elle se dandina, tenta de hurler, agita ses bras collés à ses flancs, fit son possible pour lutter, assénant coup de pieds et de tête vers la lourde silhouette. Mais, loin de s’épuiser son corps se fortifiait à chaque mouvement, sa détermination l’éveillait, elle sentait une vie dévorante couler en elle. L’homme ne la saisissait que plus vigoureusement, s’agrippant à ses hanches puis à ses seins, la retenant du coude et arquant son corps vers elle pour ne pas être évacué du vagin glissant.

Car à aucun moment l’excitation de ces deux-là ne faiblissait, ni les coups, ni les ruades de la belle Clara n’avait raison de l’érection fascinante du maître d’armes, dont le sexe s’était transformée en lame implacable.

Après quelques minutes de ce manège infernal, le maître d’armes se décida de résoudre, finalement, ce combat par un soufflet du revers qui aurait assommé Clara en d’autres temps. A demi inconsciente, l’esprit moins clair et plus enclin à la frayeur désormais, Clara sentit couler entre ses seins une sueur glaciale qui mit fin au flux de cyprine et assécha brusquement le nid douillet où s’agitait l’épée du maître.

Enfin tu as compris rugit-t-il vers une Clara prise de panique. L’effroi aurait pu répondre de son plaisir mais violée pour violée Clara ne voulait rien rater du spectacle et c’est dans un vacarme, assourdi par son bâillon, qu’elle râla de plaisir lorsqu’il déchargea en un soupir au fond du vagin spasmodique.

Il rit d’un rire enfantin en défaisant la robe. Tu as eu peur, hein, dis-moi ma belle. C’était réaliste ce revers de la manche!

Demain, nous baiserons dans le parc, pendant la promenade de la cour de mon époux, sous le nez de ses courtisans, sous son nez, en plein jour. Ah, oui, nous irons en enfer pour tout cela.

Clara s’était couchée après que Morgan eut défait ses lourdes nattes, elles avaient babillé, évoqué encore et encore le maître d’armes et ses chastes baises-mains. N’y tenant plus Clara avait mis en elle le lourd bâton de pèlerin qu’utilisait son père à Compostelle.

Ce scénario du viol avait bien marché, elle avait joui plus vite que la veille, mais le bâton dru y était peut-être pour quelque chose. Elle le réutiliserait demain, elle en parlerait à Morgan. Elle garderait celui du parc pour une autre fois, les nuits étaient longues et froides, elle en aurait des occasions de rêver encore….de broder sur du rien.

QUI PRO QUO

WP_20141116_054 J’étais en ligne avec lui, quand la sonnerie de l’interphone a retenti.

Je dois vous dire que les faits remontent au temps que les moins de 20 ans …. : le temps où les téléphones portables n’existaient pas.

J’ai décroché l’interphone et, lorsque j’ai entendu sa voix, mes yeux se sont bêtement posés sur le combiné du téléphone, comme pour voir à travers et mon regard passa silencieusement de l’interphone au téléphone sans comprendre.

Qui êtes vous, ai-je fini par murmurer à destination de celui qui, depuis 2 heures, me faisait l’amour au téléphone.

Tony et moi nous étions rencontrés en boîte, quelques mois auparavant. Un grand black athlétique comme je les aime. De grandes mains qui vous attrapaient avec facilité et des bras forts qui vous soulevaient comme de rien.

Je n’ai jamais supporté d’être draguée. Aussi, après une soirée de folle danse, j’avais éconduit tous les collants tout en ayant repéré du coin de l’œil la grande silhouette dont les yeux semblaient s’attacher à me suivre.

Après mon sempiternel « le petit déjeuner chez toi ou chez moi » il m’avait attiré dans un coin et avait, en me fixant droit dans les yeux, passé ses grandes mains sous ma jupe, serré mes fesses avec vigueur et pénétré sans un mot mon vagin d’un doigt digne d’un sexe.

Ma main droite n’avait eu aucun mal à trouver le sexe dressé, proéminent et prometteur,qu’elle a renoncé à branler tant il était sans son aide, déjà, au bord de l’explosion.

Chez lui, bien sûr! jamais je n emmène personne chez moi!

L’acte fut sans grand intérêt mais le type était chouette. Une bonne nature joyeuse et que j avais envie de revoir.

Au matin nous échangeames donc, nos numéros et imaginons de nous revoir, peut etre.

Quelques jours après, alors que je m appretais à me coucher, le téléphone sonne.

Comment es tu habillée? au lieu du classique “bonjour c est Tony comment vas tu?” Voila qui était de nature à me plaire….

Si ta main droite se glisse dans ta culotte…wow, oui! J aime ca…elle y trouvera mes lèvres douces et chaudes et mon vagin accueillant, mouillé d excitation.

Alors ferme les yeux et glisse ta langue de mon poignet vers mon aisselle, qu elle s attarde dans ce creux avant de descendre plus bas vers ma hanche. Arrete toi là, avant d’obliquer doucement et d’enrouler cet organe humide et doux autour de mon sexe.

Qu’attends tu de moi pendant que tu me suces? Veux tu que mes mains prennent possession de tes seins, ou préfères tu qu’elles effleurent cette chatte que tu titilles? Elles pourraient d’un doigt léger caresser chaque côté de ton sexe, ou veux tu que je pince fort tes lèvres, que je les tire et agrippe ton sexe avec force?

Quand tu auras avaler mon pénis, tu espéreras que je te pénètre. Mais pas aujourd’hui, aujourd’hui nous suspendons nos jeux, je te laisse, soit tu m’attends, soit tu te masturbes jusqu’à l’orgasme. Tu choisis. Imagines seulement l’intensité de nos retrouvailles, si tu fais comme moi et que tu vas maintenant te coucher. Bonne nuit ma douce.

4 jours passaient sans nouvelle. Je commençais à m’impatienter quand finalement, à minuit, le coup de fil tant attendu.

Enlève ta culotte, allonge toi, prends tes seins dans tes mains, aujourd’hui je bande tes yeux, tu es assise, tu ne peux pas me toucher, ma main droite sert ta nuque pendant que ma main gauche se pose au creu de tes reins, et remonte lentement le long de ta colonne vertebrale, puis oblique vers ton sein, je suis face à toi, tu ne peux pas me voir mais tu sens ma chaleur et mon odeur, je te domine, tu diriges tes yeux aveugles vers moi. Tes lèvres attendent mon baiser mais je ne vais pas t’embrasser, mes mains vont explorer ton ventre, ton dos, tes épaules, je vais masser ta tête, je prendrai dans mes mains tes joues, tes cheveux, tes hanches. Ton vagin attend mon sexe, mais je ne vais pas le pénétrer, ni même le toucher. Attends encore un peu, ne te masturbe pas, regarde monter le désir. Imagines seulement l’intensité de nos retrouvailles si tu fais comme moi et que tu vas maintenant te coucher, Bonne nuit ma douce.

Il me rappela plus vite que je ne m’y attendais.

Sa voix semblait étranglée de désir et immédiatement j’eus envie de son sexe en moi, son impatience palpable, avions nous atteint la limite de son contrôle? Il allait m’autoriser à aller jusqu’à l’orgasme. Je n’en profitais pas cependant, le laissant comme à chaque fois, mener la danse.

Installe toi à quatre pattes sur le lit, ondule ton dos, ne contracte pas ton périnée coquine que tu es, tu jouirais sinon. Tu me sens derrière toi, le regard planté sur ton sexe et sur ton cul, tu sens que ma queue est prête pour toi, qu’elle en crève de te prendre. Je tire tes cheveux et je mors ton épaule, fort, je te fais mal, je plante une fessée sur ta croupe, j’abaisse ta tête vers l’oreiller, je l’écrase même, tu es au bord de l’asphyxie, GRRRRR j’enrage, je te pousse, je m’en vais. Imagines seulement l’intensité de nos retrouvailles si tu fais comme moi et que tu vas maintenant te coucher, Bonne nuit ma douce.

Dieu merci, Tony m’appela le lendemain matin et me fixa un rendez vous pour le soir même, lorsqu’il me pénétra avec aussi peu de fioriture que la première fois, l’explosion du plaisir fut immédiate, aucun préliminaire ne fut en effet nécessaire pour préparer mon corps qui se languissait depuis une semaine.

Les appels s’espacèrent d’abord un peu, il ne semblait plus aussi excité par ces moments de sexe au téléphone, il ne me demandait rien de très particulier, l’imaginaire semblait épuisé. Mon clitoris me paraissait réceptif à sa voix, certains mots surtout, mais la flamme était éteinte, ou presque.

Puis vint le jour où il sut rallumer en moi cet enervement des premiers temps. Par son intérêt tout neuf pour ce que j’avais à dire ou plutôt à décrire. Il me demanda, d’abord, de lui décrire ma silhouette et de dessiner avec mes mots les contours de mon sexe. Le clitoris était il enfoui dans deux grandes lèvres ou bien visible comme paré de lèvres discrètes et roses. Mon anus était il sensible, habitué à la pénétration, ou bien serré frétillant au moindre contact. Il me demanda, ensuite, de lui parler d’un de mes fantasmes, de lui dire si j’aimais être prise brutalement ou si je préférais la douceur, si j’aimais que l’homme lècha mon sexe et si je préférais, dès lors, les grands coups de langue gourmande ou le  travail du pointu de l’organe. Il me demanda de faire vibrer mon vagin, par l’imitation de la vague intérieure, de lui donner avec précision le détail de mes ressentis, de jauger la quantité du flux que produisait mon sexe réceptif à cette contraction attentive.

C’est à ce moment là, au moment meme où l’orgasme allait m’emporter, que sonna l’interphone.

Je n’attendais pas spécialement de visite, mais il me proposa de prendre le temps de décrocher m’affirmant que le plaisir qui suivrait n’en serait que plus intense.

Lorsque je décrochais l’interphone la voix de Tony et son “Hello c’est Tony” retentirent dans mon oreille gauche, le combiné de téléphone toujours sur la droite. La voix de Tony, Tony là, en bas, et mon silence, tandis que je réalisais que bien sûr l’homme au téléphone, celui qui m’avait donné tant de plaisir, qui m’avait permis de jouir de ce Tony maladroit, ne pouvait pas être lui. Mais qui êtes vous? l’homme éclata d’un rire franc et raccrocha.

PLAISIRS DU MATIN

WP_20141116_042 Je m’installe dans les toilettes du train. Je déboutonne mon pantalon et le descends légèrement sur mes hanches. J’aime que les mouvements d’écartement de mes jambes soient limités. Je passe ma main droite par l’avant de ma culotte. Je devrais dire de mon string, noir. Avec l’index et le majeur je caresse, d’abord, mon clitoris en l’enserrant dans mes grandes lèvres, que je serre fort l’une contre l’autre. Rapidement, j’abandonne mes lèvres et caresse doucement, de mes deux doigts, les côtés du clitoris que je ne touche pas, à dessein.

Je passe ma main gauche dans mon jean en écartant le string et fais pénétrer mon majeur dans mon vagin, avant d’imaginer y entrer cet étui d‘aluminium un peu froid. J’impose à mon majeur gauche un mouvement de l’arrière vers l’avant contre la paroi qui s’humidifie et gonfle en se refermant par à coups autour de lui.

Pendant ce temps-là je vais, avec la main droite, depuis le clitoris vers les lèvres, par petits mouvements brusques, juste ce qu’il faut pour retenir la douleur.

Les images qui se succèdent dans ma tête rendent plus efficace, encore, le toucher expert de mes mains qui me connaissent bien.

La droite de plus en plus rapide et la gauche de plus en plus profonde. Là où, entre gène et chatouille, à la limite de l’utérus, la paroi du vagin commence à vibrer.

J’imagine ce matin, vous moins inquiet et moi moins bloquée. Je finis de me déshabiller, je prends votre sexe dur dans ma main puis m’agenouille pour le prendre dans ma bouche.

Je lèche, suce, aspire puis avale votre sexe jusqu’à la garde, là, au fond du palais, où une place lui semble réservée.

Mais nous sommes pressés et je me relève, me tourne vers le bar en attirant vos hanches vers moi. Vous vérifiez que l’endroit peut vous accueillir en l’état, votre doigt entre profondément et tournoie en moi.

Vous me pénétrez d’un coup, sans prévenir, et comme à l’habitude je soupire de soulagement. Rien de plus voluptueux que d’être emplie de vous.

Des mouvements saccadés. Secs. Un peu plus brutaux, puis lents et profonds. Une autre accélération et c’est déjà là.

L’un contre l’autre à peine déshabillés.

 

Ne pas oublier l’objet prometteur que vous m’avez enjoint d’acquérir.

J’hésite, devant la matière, à le mouiller d’abord entre mes lèvres pour le réchauffer un peu mais je ne voudrais pas venir avant de l’avoir testé à nouveau.

J’entre directement l’objet dans le vagin, avec la main gauche. Un peu surpris d’abord, mon sexe l’accueille d’un torrent en facilitant la pénétration profonde, comme je les aime.

Peu habituée à l’utilisation d’objets, je commence par des vas et viens, puis impulse quelques mouvements circulaires qui me ravissent. J’ai trop tardé. Trop d’excitation aujourd’hui, trop de promesses. C’est déjà fini. Le vagin spasme au-dedans. Les muscles se détendent d’un coup. Quelques mouvements plus lents pour accompagner le plaisir un peu plus loin et faire vibrer l’ensemble du vagin. Me voilà rhabillée.

DOUBLE PEINE

 

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Il était blond. Je n’ai jamais vraiment aimé les blonds. Mais lundi matin, à la récré de 10 heures, je ne voulais pas être en reste. Et il était du genre beau gosse, athlétique.

Ses parents étaient partis pour le weekend end et il m’a cognée contre le mur dès franchie la porte d’entrée de la maison déserte.

J’ai rapidement glissé mes deux mains dans son jean dégrafé, car c’est à deux mains que j’aime branler un vit. Et celui-ci aurait mérité une troisième pogne.

Court mais d’une épaisseur nouvelle pour mes 17 ans, il était dur, bien dur, doux, impressionnant.

Menée, presque traînée par la main vers le lit d’une chambre du rez-de-chaussée, celle de ses parents ?, je m’y retrouvais à quatre pattes et nue jusqu’à la taille. Personne n’avait scruté avec tant d’insistance et de concentration ma chatte, mon anus, ma croupe. Le regard fixé derrière moi était presque brûlant. L’indécence de la scène, moi fesses en l’air et la tête enfoncée dans l’oreiller, lui le visage à quelques centimètres, pas un bruit, pas un geste, juste ses yeux plantés dans cette intimité, je sentais la cyprine abondée, j’aurais pu crier qu’il me baise ! vite !

Le baiser des lèvres charnues entre le vagin et l’anus puis la langue qui pénètre dans le con me jetèrent dans l’hystérie après ces longues minutes d’offrande silencieuse.

Mais d’évidence mon sexe ne l’intéressait pas et ses mains écartèrent encore un peu les fesses pour une nouvelle scène de voyeurisme. Je n’avais jamais été sodomisée. Les jeunes garçons avec qui j’avais eu des rapports sexuels étaient trop timides et inexpérimentés. J’avais découvert l’intensité du plaisir anal bien avant celui du plaisir vaginal. Depuis la tendre enfance j’explorais ce drôle de trou après avoir joui du relâchement sans comparaison de la défécation.

J’avais introduit dans mon trou du cul, des objets, des aliments, un puis plusieurs doigts.

Pendant la masturbation le vagin pouvait être vide mais l’anus devait être habité et les secousses qui l’agitaient dès le début de l’orgasme m’avaient toujours fait dire que la sodomie était l’avenir de la femme.

Quelques baisers plantés sur les fesses puis l’anus aspiré dans la bouche humide j’étais au paradis, j’étais tombé sur un anal, tout comme moi, je comprenais que ce serait donc lui le premier en lâchant un soupir de soulagement rapidement bloqué dans ma gorge en me souvenant de la taille de son sexe.

La largeur de mes trois doigts n’avait manifestement pas préparé l’orifice pour une pénétration pénienne de cette taille mais la langue qui d’abord effleurait les bords plissés de l’anus puis tentait d’en franchir l’entrée eut raison de ma crainte. Elle y entrait sans difficulté, moi exercée à détendre les parois du trou et elle à se bander tel un substitut du large vit.

D’avant en arrière par à-coups et les mains pinçant fortement les fesses la langue entra loin et balbutia les premiers mots de la promesse. Les doigts suivirent le chemin lubrifié par la langue. Ils écartèrent les lèvres anales, tels des crochets pendant que les yeux reprenaient leur observation silencieuse.

Lentement le filet de salive glissait le long des parois, il cracha à plusieurs reprises là, dans le trou de mon cul  aux lèvres détendues, à la racine de la colonne vertébrale le glissement était assuré, le crachat énergique directement au but était vulgaire et m’arracha un spasme d’étonnement. La lubrification serait donc exclusivement organique.

J’avais prévu le plaisir, j’avais brièvement évoqué la possibilité d’une gêne au premier passage d’une bite dans mon anus, j’y étais préparée par la volupté de la promesse d’un orgasme majeur. Je me trompais. La gêne n’avait aucune commune mesure avec la brûlure nette et intense qui m’arracha un cri lorsque le pénis énorme franchit le deuxième guet du trou anal.

Il avait l’habitude, manifestement, puisqu’il s’accrocha fort à mes hanches et m’empêcha de le rejeter tout en écrasant ma bouche sur l’oreiller. Aguerri, donc, à déflorer le cul des jeunes filles il s’enfonça profondément et lamina l’arrière train rebondissant afin que le plaisir l’emporte sur l’impression d’une plaie au poignard.

M’écartant trop vite de lui pour sortir de la pièce sans un mot, il revint vite et entra à nouveau dans l’anus cul toujours offert pour reprendre les vas et viens sans un mot de plus.

Le pénis me semblait avoir rétréci et je me félicitais de l’accueil chaleureux que lui réservait mon cul mais avant d’éjaculer et avant que je n’atteigne le climax il me retourna, me pris le vagin sans préambule puis me fit basculer sur lui.

J’hésitais à tenter de gruger mon partenaire en profitant de tant d’humidité pour glisser à nouveau la bite dans mon derrière et m’assoir plus directement dessus quand il me dit.

Tu n’as jamais entendu parler de nous au lycée ?

Sa voix était comme enrouée, une nuance, une différence avec la tessiture de la soirée que je ne relevais pas vraiment.

Qui était donc ce nous étrange, le club des sodomites allais je esquissé avec un sourire quand il dit, les frères Zastel, ça ne te dis rien ?

J’avais envie qu’il se taise, sauf pour me dire viens quelques mots salaces.

Je niais de la tête, non, les frères Zastel jamais entendu parler de lui et de ses frères.

Je sentis une présence avec nous, un froissement de l’air derrière moi. Le cul brûlant sous un regard, la colonne prise d’un léger malaise. Il ne me laissa pas tourner la tête pour vérifier mon intuition.

Un doigt pénétra l’anus ouvert et vide, accompagnant le mouvement ressort de mon corps vissé par le vagin à cet homme allongé. Wow, la panique me gagnait mais le remplissage simultané des deux orifices était ancré dans les habitudes de mes soirées d’onanisme et cette troisième main entrée dans le décor de la scène m’effrayait trop pour me passer de l’excitation d’une partie à trois incestueuse.

Je suis le jumeau de Stéphane murmura l’homme allongé sous moi, son vrai jumeau souligna-t-il tant j’étais surprise de l’invraisemblance de la situation. Rentrée avec Stéphane j’étais allongée sur un homme en tous points son pareil.

Je n’avais rien à dire, j’allais m’interroger moi-même sur la conduite à tenir mais Stéphane, admirant et polluant mon cul de ses lèvres m’en dissuada. J’avais imaginé les scènes de sodomie les plus insolites dans mes masturbations impatientes. Je me voyais prise dans toutes les positions possibles, aspirant à l’intensité du sexe anal, sodomite dans l’âme et délicieusement agitée par mes lectures de Sade.

Je n’avais pas osé dans ces errements littéraires et oniriques me voir femme sandwich entre deux corps musclés, encore moins ceux de deux frères et le vit glissé dans mon vagin n’aurait pas pu m’arracher tant de joie qu’il ne le faisait, là, accompagné d’une pénétration linguale et digitale de la porte arrière.

L’orgasme montait, très déterminé, progressif et garanti.

Comment Stéphane put le deviner, je n’en sais vraiment rien, mais en homme expérimenté et observateur qu’il était-il attendit ce moment où l’anus est relâché, ouvert, béant et prêt à tout pour y glisser son large pénis qui heurta violemment celui de son frère emprisonné dans mon vagin.

Aucun mot de la littérature ne me vient pour décrire le mélange de surprise, de douleur, de plaisir qui s’en suivit.

Au-delà du physiologique, de l’organique, du réflexe corporel, c’est un monde d’indécence, de perversion, de soumission et d’oubli de tout qui déferla dans ma tête anesthésiée et consentante.

Une vague de chaleur, de spasmes et de tremblement envahit mon vagin, mon bas ventre s’arquât sous ce tsunami tandis qu’une seconde source de plaisir se manifesta au bout du colon, dans le siège de tout, entre les reins et sacrum, là où la promesse s’était logée pour moi il y a longtemps.

Le corps entier fut secoué par l’orgasme magnifique qui nous emporta tous les trois en même temps.

LA VOISINE

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Elle était de très mauvaise humeur ce jour là. Au lever, déjà, les choses semblaient s’être liguées contre elle pour lui compliquer l’existence. Il faut dire que se lever, dans la presque pénombre du petit matin n’avait jamais été simple pour elle. Et depuis qu’elle partageait sa vie avec Bernard, le matin n’était plus seulement difficile, il était devenu un cauchemar.

Dressée brutalement dans son lit, elle entamait une course effrénée contre la montre, dont elle ne sortait vainqueur qu’une fois rejoint le bar au coin de la rue où elle s’autorisait, enfin, de prendre le temps de savourer un café au lait, une tartine beurrée, un peu de hip hop salutaire et quelques pages d’un bon roman.

Car croiser Bernard avant un réveil digne de ce nom, devoir échanger avec lui quelques mots, même un bonjour, relevait de l’exploit qu’elle avait abandonné toute idée de relever justement.

Attablée à la terrasse, fumant sa première cigarette, Catherine était pensive. Elle s’interrogeait, superficiellement, sur le sens de ce couple qu’elle formait depuis peu avec cet étrange personnage qui la faisait tout de même mourir de rire. Après 10 heures, oui, Bernard la faisait mourir de rire.

Elle se mit à pouffer à cette pensée et alors qu’elle levait les yeux vers l’appartement où Bernard devait encore sommeiller. Mais son rire stoppa net lorsqu’elle cru apercevoir une silhouette menue écartant les rideaux de la chambre ; une peau ivoire et qui reflétait le soleil rasant du matin.

Elle se mit à compter, puis recompter les étages, les fenêtres de la façade. Mais évidemment, d’ici elle ne pouvait se tromper, reconnaissant les rideaux de damas aubergine installés à grands frais aux fenêtres de la chambre à coucher depuis 8 jours.

Tout à coup la silhouette féminine tourna le dos à une Catherine interdite et une grande carcasse apparu face à la femme, sombre et lourde, épaisse mais gracieuse, les cheveux en bataille. Plus de doute possible, les mains de l’homme enserrant, pelotant le postérieur arrondi, presque enfantin de la femme, ce geste particulier était bien celui de Bernard.

Le couple contrasté s’embrassait maintenant, avec une gourmandise évidente, la femme portant ses mains dans le fouillis des cheveux noirs de Bernard, Bernard caressant la fesse, la hanche, puis l’anus de la femme qui se tortillait maintenant devant la fenêtre aux rideaux ouverts.

Se dégageant finalement du cul de la femme, les mains remontaient sur les flancs, le long de la taille, puis du torse et devenues paluches d’ours sur la peau d’albâtre de cette poupée gracile, l’une pris la nuque comme pour la brisée tandis que l’autre semblait écraser un sein dont Catherine devinait qu’il n’avait pas de commune mesure avec son 110 F.

Catherine s’inquiéta de sa bouche béante, de son menton tombant, de la bave qui certainement glissait de sa lèvre face à l’impossible et pris une énorme inspiration réalisant soudainement qu’elle avait cessé de respirer depuis le début de cette apparition.

Le cerveau comme anesthésié, elle poursuivit son observation curieusement indécente, regarda Bernard s’agenouiller et mettre sa bouche sur le sexe de la femme, imaginant sa langue pénétrant le vagin car la femme avait légèrement écarté ses jambes et poser son minuscule fessier contre la vitre, alanguie par le plaisir que Catherine connaissait bien. Bernard était un pro de l’amour buccal. Non. Il était un pro de l’amour tout court. L’amour physique s’entend. Car pour le romantisme. Mais quoi ! Je deviens dingue ou quoi s’interrogea Catherine. Il est 8 heures du matin, je suis assise à la terrasse de mon bar favori sous le soleil d’avril à reluquer mon mec baiser je ne sais qui 5 minutes à peine après quitter notre appartement, tandis que hier encore nous parlions de nos prochaines vacances à Rangoon et je lui reproche de n’être pas assez romantique.

Une gorgée de café pour faire passer tout ça et Catherine lève à nouveau les yeux vers l’appartement.

Cette fois, la femme a disparu, Bernard a posé une main contre la vitre, une main immense, cette main que Catherine connaît par cœur, qu’elle a senti hier encore pétrir ses chairs lascives. L’autre main doit diriger la tête de la femme dans ses va et viens, Catherine le sait aussi. Elle aperçoit à peine l’avant bras en mouvement mais sait que Bernard aime accompagner sa bouche, insuffler à ses fellations le rythme qui lui convient, elle sait qu’il aime les fellations énergiques, qu’il aime qu’elle aime le sucer, l’aspirer tout entier dans sa gorge, elle sait qu’il ralentit ensuite le rythme et la laisse jouer avec le gland, les testicules, qu’il accepte que ses mains s’aventurent sur ses fesses, son ventre, mais que très vite il faut accélérer le mouvement, revenir à la verge et à elle seule, l’avaler, la digérer presque.

Brusquement, Bernard relève la femme, la retourne vers la fenêtre et la pénètre avec brutalité. La tête de la femme semble cogner la fenêtre ou s’y écraser, les mains minuscules y prennent appui, les yeux semblent fermés et la bouche à demi ouverte comme dans un gémissement, Bernard prend sauvagement cette toute petite silhouette, au risque de la briser, avec une énergie empreinte de danger.

Pénétration anale ou vaginale ? La femme cambrait ses reins, beaucoup, d’ici Catherine doutait qu’il s’agisse d’une pénétration anale, Bernard n’aurait pas commencé par là. Il lui fallait d’abord explorer le vagin, doux, humide, accueillant, avant de se saisir de l’anus, refuge de ses fantasmes quoiqu’il s’en défende. Et sans prendre la peine de lubrifier la rose des vents avant d’y entrer son gros vit, Catherine n’y croyait pas, tentant toutefois de voir mieux, d’affiner son observation obstinée.

Bernard s’agenouillait déjà devant le cul de la femme, écartant les fesses pour le baiser, longuement, avec la plus grande attention, embrassant, léchant, suçant aussi, et finalement pénétrant aussi loin que possible dans le tunnel interdit avec sa longue langue épaisse et humide. Même de loin le plaisir de la femme était évident, Catherine ne pouvait pas en douter, elle qui tant de fois avait joui sous les assauts experts de la langue de Bernard.

L’analingus s’éternisait, plus que de coutume. La femme se secoua dans un orgasme manifeste mais Bernard ne cessait pas son agacement. Les grandes mains écartaient toujours plus les fesses comme pour les séparer de la femme, la tête bougeait de droite à gauche, de haut en bas, la langue entrait de plus en plus loin dans la femme qui ne cessait plus ses sursauts, à la façon d’un petit animal soumis à la gégène.

Bon, ça va, mais qu’est ce qui lui prend à mon Bernard se dit Catherine, lassée de cette scène intolérablement longue. Mais ce n’est pas vrai, le voilà qui excite le clitoris de la femme, qui pénètre son vagin de l’autre main, puis les mains se joignent vers le sexe. Mais que croit-il ce diable d’homme, que ses immenses battoirs ont la moindre chance d’entrer ensemble dans cette minuscule et diaphane jeune fille ? Catherine s’émut avec solidarité et compassion mais sentit au fond d’elle ce qu’elle n’avait pas encore identifié : une excitation hors du commun, un désir qu’elle n’avait que très rarement senti, inondée au sens propre comme au figuré, Catherine se mit à rougir de honte ou de plaisir elle-même l’ignorait.

Mais enfin Bernard se relevait, embrassait goulument la femme presque chancelante de tant de jouissance, et entrait son sexe dans le cul désormais aussi confortable qu’un vagin grand ouvert.

Le souvenir de sa première sodomie avec Bernard envahit Catherine ; le plaisir mêlé de gêne, l’excitation de cette forme toute particulière d’indécence, l’accès légèrement douloureux, puis la vigueur et la profondeur de la sensation qui l’avait amené à un plaisir nouveau, inconnu d’elle jusqu’alors, un orgasme complet, quelque chose de salement bon.

Tandis que son corps oubliait toute convenance menant Catherine à la jouissance là, sur sa chaise posée sur le trottoir, à 8 heures du matin, sous le soleil d’avril, face à l’arrêt de bus et aux passants pressés, son cerveau à demi inconscient la rappelait à la réalité. Mais il était trop tard pour lutter, les spasmes du vagin se disséminaient déjà dans tout le bas ventre et la chaleur envahissait déjà le périnée et Catherine poussait un soupir bruyant de contentement.

C’est alors que la femme esquissa un geste. Un geste de rien du tout. Elle accrocha ses cheveux long et soyeux derrière son oreille. Et Catherine la reconnue. Ce petit corps gracile, cette peau de lait, ces cheveux noirs et lustrés. La voisine de pallier. Celle la même qui déposait une fois par semaine quelques desserts de son pays, quelques beignets ou un potage. La voisine de pallier qui recevait les colis de Catherine depuis toujours, dont elle avait gardé la fille une ou deux fois.

Sidérée, Catherine termina tranquillement son café, laissa une demi tartine, jeta sur la table un billet de 5 euros, alluma une seconde cigarette contrairement à tous ses principes et fermant son long manteau gris, se dirigea avec un sourire vers le bus qui venait de s’arrêter de l’autre côté de la rue, impatiente de voir ce qui se passerait le lendemain matin, vers 8 heures, au moment où elle commencerait si difficilement sa journée.

 

VAN TRAHN

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Alicia, vous êtes mutée au service audit bancaire à partir de lundi. Vous préparez vos effets personnels, le service compétent se chargera de les déménager vers votre nouveau bureau ».

C’est avec une excitation à peine dissimulée que je quittais le bureau de la DRH ce vendredi, folle de joie à l’idée de cette promotion qui sonnait le glas de cinq ans passés au service comptabilité. J’empaquetais mes affaires en rêvant à ce que j’allais m’offrir grâce à cette augmentation, quand Josiane, chef du service comptabilité, un énigmatique sourire planté sur son visage sans grâce me lança « vous partagerez le bureau de VAN TRAHN ».

Les jambes flageolant sous la nouvelle, des papillons au creux du ventre : disparue toute euphorie ! Je passais le week end enfermé chez moi, traînant mon vieux pyjama rose en pilou pilou, renonçant au champagne et autres rites festifs de mon groupe de copines, et ne répondais pas au téléphone.

VAN TRAHN, le redoutable VAN TRAHN, 8 heures, non 15 heures par jour, du lundi au vendredi, VAN TRAHN en déplacement, m’imposant de partager avec lui mon oxygène ! Voilà qui me promettait d’attendre avec beaucoup beaucoup d’impatience ma prochaine mutation.

Eurasien psychorigide, patron de l’audit bancaire, VAN TRAHN était un brillant trentenaire, promu en quelques semaines à la tête du service, manifestement narcissique et très probablement pervers.

Les ragots du personnel n’avaient jamais pu qualifier la révulsion qu’il inspirait pourtant à tout le monde et qui n’avait d’égale que la perplexité dans laquelle nous plongeait son comportement.

Je tentais d’aborder positivement la sentence prononcée contre moi en me consacrant autant que possible à mon nouveau hobby : méditer.

Mais c’est la mort dans l’âme que j’entrais ce lundi maudit, à 8 heures sonnantes, dans la chambre des tortures qui serait, à n’en pas douter, ma dernière demeure en ce monde : le bureau de VAN TRAHN.

Les semaines s’égrenaient avec lenteur, au rythme des silences réprobateurs de VAN TRAHN, des reproches acerbes de VAN TRAHN, de l’indifférence effarante de VAN TRAHN. Et quand l’angoisse montait ou que l’incompréhension me saisissait, je méditais, respirais, récitais des mantras, appelant dieux ou diables à me libérer de ce bagne.

Nous étions dans le tgv pour Marseille, côte à côte dans un wagon de première classe ; la proximité de l’homme abhorré m’incita à une nouvelle séance de zen, et je chaussais les écouteurs de mon IPOD me concentrant sur ma respiration ventrale en espérant retrouver un peu de ma sérénité.

Mais je m’endormais; tout en sentant ma conscience s’élargir dans un torrent de paix l’image de VAN TRAHN s’imposait à mon esprit. Rayonnant de mystère et d’une beauté animale, ses yeux brillants, sa bouche parfaite s’approchait de mes lèvres et les embrassait d’un baiser d’une tendresse inégalée. Tiède et frais à la fois, ce bouche contre bouche me coupait le souffle. Caressant d’abord mes cuisses, puis mes fesses et remontant ses mains  le long de mon dos dans un geste délicat, il plantait ses doigts dans mes cheveux tandis que sa langue jouait avec la mienne, m’éveillant au creux des reins.

Emmitouflée de l’expérience aussi voluptueuse que consternante, j’émergeais de ma transe rose de honte et de plaisir et, jetant un œil à VAN TRAHN studieusement plongé dans un dossier, j’avisais avec terreur que dans mon corps se prolongeait l’extase cotonneux de la chair et que la douce chaleur du désir croissait dans mon bas ventre.

Protestant d’un besoin pressant je m’enfermais dans les toilettes du train hésitant sur la conduite à tenir puis optant pour la douche froide, j’abandonnais toute idée de masturbation, plaisir solitaire de longtemps oublié.

D’abord discrète, l’animation des reins se fit fièvre, puis flamme, puis brulure puis la fournaise céda au grand froid qui remontait ma colonne vertébrale pour glacer ma nuque humide.

Le désir d’abord sourd se fit envie, puis appétit, puis ardeur pour céder à l’obsession qui s’étendait dans mon ventre et emplissait mon cerveau comme une passion absconse.

Tout le jour mordue par le baiser de VAN TRAHN, je grelottais de concupiscence et brulais d’excitation.

Soulagée de regagner ma chambre, le cœur affolé et la respiration altérée, je me pensais grippée et plongeais sous les draps où je m’endormis aussitôt. Brusquement je m’éveillais sous les tremblements spasmodiques de mon corps douloureux d’ardeur  en pleine jouissance.

VAN TRAHN avait passé sa main douce et chaude entre mes jambes, d’une caresse experte il avait excité le bouton de ma rose qui appelait sa bouche pour achever son solo. Humide de sa salive en moi, je m’étais empalée impudemment sur son sexe dressé tandis qu’il goûtait avec gourmandise à la saveur de mes seins libérés de leur entrave ; son sexe en moi révélait des délices de sensations nouvelles tour à tour agaçant les parois et le fond de mon ventre mais déjà  VAN TRAHN m’avait menée jusqu’à l’orgasme au simple contact de sa peau, comme une évidence.

Obsédée par les mains délicates et soignées de VAN TRAHN, les épaules larges de VAN TRAHN, les cuisses fermes de VAN TRAHN, le ventre musclé de VAN TRAHN, le sexe bandé de VAN TRAHN je passais la journée suivante en moi-même, secouée de frissons et de crampes, le ventre inondé, avide et affamé de l’osmose rassasiante.

Je méditais de désespoir avant le diner, mais à nouveau transportée dans la conscience éveillée, je voyais cette fois VAN TRAHN me poussant doucement dans son appartement, m’embrasser longuement de sa langue fougueuse et pénétrante et me couvrir de caresses empressées du front aux ongles des pieds dans un entêtant crescendo, avant de me faire l’amour à même la moquette, nettoyant de sa langue ma peau en sueur, reniflant mes cheveux à la racine des oreilles, observant mon sexe avec envie, léchant et suçant mes doigts et mes seins goulument et rejoignant le cœur de mon besoin en m’emplissant de son phallus magnifiquement tendu.

Les convulsions de toute ma chair m’arrachaient à nouveau au doux flottement de la méditation avec une souffrance mêlée de jouissance, celle du climax inattendu.

Je me jetais sur mon téléphone pour apprendre de mon maître zen, parti d’un rire malicieux, que le phénomène signifiait l’éveil à la spiritualité et que sous réserve de contrôle, il fallait bénir le retour à la vie du serpent de l’énergie primale et sexuelle qui sommeillait en moi depuis des siècles.

Sonnée par ce galimatias, je me dirigeais vers le restaurant où VAN TRAHN comme auréolé d’un pouvoir dont il ignorait tout, m’attendait à une table.

D’un geste d’une inhabituelle courtoisie, il se leva pour avancer ma chaise et me servit pour la première fois un franc sourire qui découvrit ses dents exquises et laissa apparaître une fossette ingénue sur sa joue gauche.

Aimantée par cette bouche signée d’un léger renflement de la lèvre supérieure: là, un petit rebond de chair rose appelait mon désir, je recommençais à trembler sous l’effet intolérable de vagues alternées d’une chaleur insensée et d’un froid extrême tandis que mon ventre comme démesuré, dégoulinait d’une attraction irraisonnée et semblait désormais emplir la salle de restaurant.

VAN TRAHN métamorphosé sous mes yeux m’invitait à rejoindre ma chambre manifestement alerté par mon état et m’enjoignant même d’appeler le médecin sous prétexte qu’assurément les huîtres servies au déjeuner devaient être en train de m’empoisonner.

Devant la porte de ma chambre, je me tournais pour remercier VAN TRAHN, les jambes faibles sous moi. Je plongeais dans sa bouche mes yeux fous de désir et ne pouvant résister à l’élan qui me dominait désormais, je passais ma langue sur la lèvre supérieure de VAN TRAHN puis aspirait entre mes lèvres le petit défaut de la sienne. Sa langue rejoignit bientôt la mienne dans un ballet savant, ses mains enchâssant d’abord mes hanches me prodiguaient ensuite des caresses inattendues et délicieuses et mon ventre remerciait le ciel par un orgasme fulgurant pendant que le cosmos nous avalait tous les deux.

De baisers en effleurement, d’enlacement en étreinte, de fermeté en délicatesse, VAN TRAHN entra en moi, là, sur le palier de ma chambre d’hôtel, comme on rentre chez soi, balançant ses hanches au rythme de nos respirations mêlées, nos fronts posés l’un contre l’autre.

Je m’accrochais aux épaules de VAN TRAHN, saisissait ses fesses, parcourais son dos avec la surprise de le sentir après l’avoir rêvé ne découvrant pourtant rien de lui qui m’était désormais connu, je savais le grain et l’odeur de sa peau.

Accélérant son va et vient, affermissant son intention, VAN TRAHN agaçait ce ventre dévoré de frustration qui bientôt reprenait de plus belle son vibrato et nous menait tous deux aux confins du divin, là où l’harmonie du peau à peau n’a pas à s’expliquer. Nous jouirent ensemble sur la moquette d’un couloir heureusement désert.

LE BAILLON

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Maria chantait, riait, babillait. Du matin au soir sa bouche produisait des sons. Même en mangeant, sa bouche ne laissait aucun repit. La nuit, quand Luis entrait en elle son petit sexe mou, elle se sentait tenue de quelques vocalises de nature àrassurer sa virilité. Une fois endormie, elle s’agitait et baragouinait la nuit durant. Mais au vrai, Maria aurait voulu rêver d’une autre sensualité et n’avait jamais trouvé le plaisir entre les bras ni les cuisses des hommes.
Son maçon de mari la prenait comme on prend le train, pressé et vite soulagé. Ses seins généreux aux larges têtons bruns couverts de sa chemise de nuit àfleurs, la bouche libre pour la parole, les hanches raides sur le matelas, Maria supportait deux fois par semaine les brefs assauts de Luis, sa sexualité mécanique. Alors elle hurlait d’un feint plaisir et taisait ses besoins. Elle n’osait pas même explorer son corps affamé, s’en tenant aux injonctions du curé de sa paroisse, banissant la masturbation et toute idée de lubricité.
Alors, quand le besoin était trop pressant, Maria parlait de plus belle, chantait plus fort et gueulait sous Luis.

 

Maria était employée chez le directeur de l’usine où travaillait Luis depuis l’accident qui l’avait contraint a cesser son artisanat. Chaque matin, elle se présentait à 9h devant les grilles de la grande maison, vêtue de ses bas noirs, de sa robe bleue et d’un tablier gris. Et tandis qu’elle lavait frottait et époussetait, elle parlait à la bonne, à la cuisiniere, au jardinier ou aux maitres de la maison. Aucun silence ne comblait la vie de Maria qui plus que tout craignait d’y croiser ses frustrations.

Ce matin là Maria dû aider Aurelia, la bonne, à servir en chambre les petits déjeuners de la famille du Directeur venue pour l’occasion fêter le printemps. Aurelia prêta à Maria sa seconde tenue et Maria fut vétue d’un chemisier blanc à col claudine, d’une jupe droite et d’un tablier blanc. Le costume boudinant ses larges hanches de paysanne, ses seins lourds et ses cuisses robustes. Ses cheveux tenus dans le serre tête d’usage, elle avait déjà servi tantes cousins et neveux quand elle fût appelée pour livrer un petit dejeuner copieux au frère du Directeur, un homme fantasque qui – fatigué d’une virée tardive – se levait à l’heure où les autres convives passaient à table.
La voix qui lui repondit “entrez” était sombre et grave, celle d’un baryton basse cassée par le tabac des cohiba que johaquim fumait dès le lever. Il fumait justement, assis nu sur un fauteuil, face à la fenetre ouverte sur le jardin quand Maria entra. Elle fût saisie par la vue de ce corps jeune, bronzé, tonique aux muscles longs, le torse rebondi à peine couvert de quelques poils frisés, la cuisse épaisse, le bras solide, la hanche fine et des épaules larges. Devant la nudité crue de l’homme nonchalament assis jambes toutes écartées au grand soleil de mai, Maria redoubla son babile. Avisant la table basse où poser le petit déjeuner placée aux pieds de l’homme barrant l’accès à la fenêtre, Maria sentit son vagin s’éveiller a l’idée de s’approcher. Comprenant d’un regard, l’homme lui enjoint des yeux d’installer à sa table les multiples pots, plats et pieèes d’orfevrerie. Il la contraignait ainsi à se pencher, face à lui, offrant son large cul au soleil et laissant dégouliner vers lui ses énormes seins qui forcaient le trop étroit chemisier dont les boutons menacaient de sauter. Les contorsions de Maria semblaient convenir au maitre des lieux qui plantait son regard vers elle tandis qu’elle dégoisait sans coup férir le visage penché vers le sexe de Johaquim qui commencait à bander.
Et Maria s’executait tout en ne cessant de causer et l’homme la fixait silencieusement, tenant son cigare entre ses dents, recouverts de ses lèvres épaisses, tachées d’un grain de beauté. D’un regard toujours autoritaire, Joaquim indiqua à Maria la salle de bains où elle se rendit pour mettre de l’ordre. Inondée d’un bain enfantin, les serviettes à terre et les vêtements jetés à même le sol, l’état de la salle de bains exigeait que Maria se baissa offrant ainsi à Johaquim une vue imprenable sur cul engoncé dans la jupe trop courte qui plissait aux cuisses et dont les coutures manquaient de se rompre.
Il regardait fixement ce corps genereux s’agiter la queue de plus en plus dure et écoutait les propos aussi incohérents qu’incessants de Maria qui se retournait son travail achevé.
D’un signe de la tête il lui enjoint d’approcher, Maria se souvint de sa voix et s’étonna du firsson qui la parcouru à l’espoir de l’entendre lui murmurer a l’oreille des mots crus. Dès que Maria fut assez proche de lui il la bascula sur lui, comme pour une fessée. Sa main droite remontait le long de la jambe jusqu’ à la hanche puis sur les fesses de la femme toujours goillante. Tirant à la fois la large culotte et le collant, il découvrit le derrière de Maria en remontant la jupe qui resta bloquée a mi chemin dans une image ridicule mais terriblement excitante. Joaquim caressait, malaxait agacait ce cul clair qui sentait le savon. Tout a coup lassé par la loghorée de Maria il frappa cet arrière train arrachant a Maria un petit cri aigu. Mais sous la fessée Maria ne cessa pas de jaser. Ses fesses rougissantes Maria perdait pieds et redoublait de propos insensés.
Se penchant alors vers la table Johaquim qui sentait en lui monter rage et désir s’empara d’une serviette et en baillona fermement Maria en lui disant de sa voix vibrante “tu fermes jamais ta gueule toi?”. Le silence se fit. Maria fut brutalement plongée en elle même, sentant son vagin humide et ouvert, appelant la fessée, la queue de l’homme qu’elle sentait raide contre son ventre. Johaquim plongea justement sa main vers la vulve de Maria, caressant le sexe chaud et mouillé il y entrait deux doigts délicatement puis debutait un va et vient obsessionnel qui plongeait Maria dans l’effarement.
Remontant ses doigts humides vers le cul de Maria il les inséra dans l’anus serré et vierge de toute exploration. Il sentit l’anus se relacher sous la pénétration et s’ouvrir à la promesse de la bite durcissante. Il cracha dans le trou et y plongea trois doigts y pénétrant plus profondément et plus fermement tandis que Maria retenait un hurlement et que cédait sa dernière résistance. Joaquim lui glissa à l’oreille un relève toi! exigeant.
Maria se releva, baillonnée de la serviette, la jupe remontée, le collant et la culotte abaissés. Elle ne savait que faire d’elle même dans le ridicule de cette posture indécente. Mais Johaquim ne lui laissa pas le temps de penser et attirant la hanche vers lui posa sa bouche sur la toison noire l’embrassant d’abord puis aspirant le clitoris et suçant les lèvres de Maria il remontait ses mains vers la poitrine gonflée et haletante arrachant le chemisier pour la libérer il s’empara des seins qui semblables aux mamelles des vaches pendaient au dessus de sa tête affairée entre les jambes de Maria. Sa langue cherchait le con degoulinant d’humeur et ses doigts caressaient les tetons bandés qu’ils pincaient avec delicatesse. Bientôt lassé de ce jeu, il ota le collant et dégrafa la jupe laissant Maria gênée déculotée et debraillée, rouge de plaisir et perdue dans le silence têtu impose par l’homme inconnu.
Il empalla Maria sur son sexe dressé, elle lacha un “oufff” de surprise auquel Johaquim repondit “tttt, tais toi tu m entends” tandis qu’il serrait sa nuque et plantait ses yeux noirs dans les yeux affolés de Maria. Une vague intense de plaisir entra en Maria qui ne put se retenir de serrer fort la queue qui l’emplissait puis de la relâcher et de la serrer encore et encore entre les muscles de son vagin. Comprenant que le plaisir grossirait bientôt Maria commencait à imposer à son bassin de petits cercles autour du vit. Johaquim grognait à chaque son emis par Maria folle de plaisir. Prenant appui sur les mains de l’homme elle montait maintenant et descendait sur cette colonne dresseée en elle, vigoureuse et si imposante. Bientôt Elle écartait ses fesses de ses deux mains en descendant et serrait son vagin en montant prête a l’orgasme. Johaquim têtait les seins, titillait de la langue les têtons, malaxait les fesses enivré par la génerosité de ce corps franc. Maria les yeux fermés pensait aux déesses aux 10 bras tant elle avait l’impression que Johaquim s’était mutliplié pour mieux répondre à ses besoins. Elle se planta avec violence sur la queue toujours énergique et balancant avec force son bassin de l’avant vers l’arrière quand enfin la vibration des muscles vaginaux commencait à s’étendre, pour s’accélerer et faire spasmer le perinée, l’anus et le con dans un orgasme inattendu et délicieux.
En expert, Johaquim déracina Maria et la retournant il la contraint à se pencher vers l’avant pour la sodomiser. Lorsque la queue entra dans son anus spasmique et relaché sous la jouissance, Maria poussa un nouveau cri et Joaquim un nouveau grognement rappelant à Maria la loi du silence. Johaquim entra son sexe profondement puis s’accorchant au bassin de Maria commenca ses va et vien régulierement puis plus vite puis plus loin. L’anus n’offrait aucune résistance et l’orgasme de Maria reprit de plus belle enchassant finalement tout le bassin remontant le long de la colonne vertebrale.
Dans une derniere acceleration, d’une precision d’orfèvre, Johaquim dechargea son foutre dans l’orgasme de Maria y mêlant sa propre jouissance et forcant son plaisir à elle au climax. Pantelante et douloureuse, Maria rentra chez elle en silence. Perdue dans le souvenir de l’homme si beau.
Après le diner silencieux, Luis pris Maria dont les soupirs discrets cachait l’émotion, le sexe durcissant de Luis envahissait le vagin d’une Maria taisante qui jouit tandis que Luis lui psalmodiait Maria tu es belle, oh Maria comme tu me fais bander!

CE QUI N’EST PAS ARRIVE HIER

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Les 3 hommes pénétrèrent l’étroit couloir, étonnant ballet silencieux de ces grandes silhouettes noires harnachées de mille objets effrayants. La largeur des épaules et des cuisses démesurée par l’exiguïté des lieux charges maintenant de tension. La violence dissuasive émanant des visages et des corps également dissimulés laissant seulement entrevoir détermination et force avait quelque chose d’angoissant. Ils menaient, troupe synchronisée, le détenu jusqu’à la salle de consultation réservée aux avocats. Chapeauté d’un sac, mains dans le dos, l’homme était lui-même épais et lourd. Il émanait de lui une énergie qui ne cédait en rien à sa situation d’impuissance. J’observais la scène d’un œil professionnel, prête à bondir si besoin, jaugeant que je ne ferai le poids qu’à force de conviction. Le combat s’engageait bientôt. Je verrai mon client seul, c’était non négociable. Il esquissa un sourire derrière son masque de jute: le poids plume s’imposait à l’escorte des hommes du raid.

Entretien, interrogatoire, entretien, une journée bien remplie était en passe de s’achever quand je me tournais brusquement, certaine d’être épiée quand mon dos me picotait discrètement. L’escorte était revenue, cette fois libre de son paquet. Les hommes étaient toujours équipés de leur matériel, impressionnants sans esquisser un geste. Leurs cagoules ne laissaient entrevoir que leurs yeux et les plis qu’ils cachaient lorsque les lèvres invisibles s’écartaient pour sourire. Après le stress du premier coup d’œil il m’avait semblé que mon sexe avait bien accueilli, finalement, l’émission de testostérone résultant de ce rapport viril. Ma culotte était humide sous ma robe, mes seins pointaient sous le chemisier, la gorge s’asséchait un peu mais le boulot c’est le boulot et j’oubliais rapidement ces muscles puissants prêts à se mettre en mouvement. Je repensais à cette scène, à stocker dans la boite à fantasmes, au moment précis où les hommes armés apparaissaient derrière moi. J’en rougis, ma pensée lisible sur le visage, être prise, là, avec brutalité, par ces hommes dangereux et inconnus. J’en avais le vagin gonflé, douloureux presque et glissant. Les 6 yeux qui pointaient sur moi semblaient animées d’une lumière particulière, comme si la noirceur de la pupille s’y dilatait. Le pas était lent mais déterminé et l’incompréhension première de leur présence à mes trousses dans le couloir désert du palais vide cédait devant la logique professionnelle, de sorte que je reprenais ma marche sans perdre une miette de la tension sexuelle qui, de mon bas ventre, s’allongeait vers le dos, faisant frissonner la nuque. Lorsqu’ une main gantée s’abattit délicatement sur moi, sur ma nuque réceptive et sensibilisée, je ne sursautais pas, comme prête à l’assaut. Une partie de moi s’affolait déjà tandis que l’autre se lovait dans la luxure annoncée.
Sans un mot, sans se décagouler, l’homme en noir m’incita à l’arrêt, puis m orienta, de sa main habituée, vers une salle d’audience plongée dans la pénombre, à l’extrémité gauche du couloir. Je me trouvais face à l’angoissant trio, distinguant à peine la carnation des peaux. Trois fantômes noirs et massifs qui, sans menace, étaient bandés vers moi, comme attendant que d’un geste j’engage la bataille, une bataille perdue d’avance. Le cerveau bouillonnant entre désir et crainte, je restais d’abord interdite puis le corps relâcha la tension et j’attirais l’homme face à moi, agrippant son gilet, plongeant immédiatement vers son sexe emmitouflé dans son pantalon doublé. Ma main rencontrait un phallus d’airain, massif, qu’elle libérait pour en percevoir la chaleur. La douceur de la peau du pénis en érection est un délice, l’expression de la puissance fragile, d’une domination relative et d’un pouvoir de jouissance hors norme. Une main dégantée, puis deux, puis trois, s’affairaient sur mon corps gracile le débarrassant de tout reste de nervosité et des vêtements qui le protégeaient encore de toute intrusion. Mes seins couverts par des paumes larges et rugueuses, mes fesses pincées par des doigts larges, une énergie nouvelle montait en moi, qui balayait mes derniers scrupules. Mon cerveau cessait tout raisonnement intelligent pour basculer entièrement dans l’animalité primaire. J’écartais les cuisses toujours debout pour signifier le chemin que devaient emprunter ces doigts, ces paumes, ces mains. Dans le même temps je penchais ma bouche vers le sexe tendu hors de la combinaison noire, découvrant le visage caché de l’homme me faisant face. Je l’enfournais au plus loin dans ma gorge sans même en gouter la saveur, arrachant un soupir bruyant à la silhouette qui me dominait. Une main gantée imposait sans retenue à ma tête d’aller puis de venir, mais je choisis d’aborder le gland avec ma langue, mes lèvres s’y arrêtant un peu. Léchant la verge qui grossissait encore, tandis que 4 mains désormais s’acharnaient sur mon sexe, le bas de mon dos et mes fesses, relevant le défis tant j’étais absorbée par les ondes de plaisir qui montaient vers mon cerveau déconnecté. J’appelais de mes vœux la pénétration, que mes orifices soient enfin boucher, qu’on mette fin à cette ouverture de moi, cette béance inutile. Cognant le sexe sur ma langue tirée, l’enfermant dans ma bouche, l’embrassant avec vigueur, je décidais d’accélérer le mouvement, attrapant les testicules, les malaxant fermement, j’accompagnais les allers et venues de ma tête avec ma main.

 

 

Enfin les mains agitées franchirent la porte du con, deux doigts non jumeaux y pénétrant en même temps. Alors je libérais mes mains du sexe sur le point de rendre les armes et cherchais à tâtons les phallus frères rapidement repérés. Je branlais maladroitement ces deux vits, absorbée par les sensations multiples qui couraient sur mon corps. Quand ma bouche s’emplit de liquide chaud et légèrement amer je fus face au vide, l’homme rétribuant sa jouissance par un baiser humide entre mes fesses. Sa bouche lippue dégagée de son masque noir embrassait mon anus, puis, ses mains gantées en écartant les volets, sa langue s’amusait à en lécher les bords déjà détendus par le plaisir croissant du vagin profondément et largement habité. Avant que le baiser ne se fit profond, l’homme à ma gauche me tourna vers lui, entrant en moi un sexe expert qui s’accorda de suite avec sa temporaire demeure. S’asseyant sur le banc des témoins, l’homme me saisit des hanches et m invita à le rejoindre. Je bondissais sur le pilier dressé, je tournais autour de la colonne, je balançais mes hanches comme un guru en transe, j’impulsais frénétiquement la montée du plaisir. Mes mains affairées peinaient à maintenir leur pression et ma bouche restait vide  aussi je m’enfonçais aussi loin que possible sur le ventre dur et attirais à moi le dernier inconnu. Frottant son manche entre mes seins cerise, crachant sur lui la salive mélangée de sperme, je roulais ma langue puis aspirait puis, arrondissant les lèvres, j’engageais l’épieu à visiter ma gorge pour caresser le sexe au bout du palais de ma tête agitée de droite à gauche. Le sperme explosa presque simultanément dans ma gorge et mon ventre.

 

Entra en moi le dernier inconnu, qui après m’avoir portée sur le bureau du président, monté sur l’estrade, s’engouffra par derrière, agité de sursauts, terminant d’agacer tout en moi. La pénombre et la force déployée par ce géant mêlées aux images de cette heure qui venait de s’écouler finirent de faire exploser ma peau, mon ventre et ma tête dans un orgasme violent dont les spasmes menaient, à leur tour, l’homme, toujours masqué, à la jouissance. Epuisée et satisfaite je me réveillais glacée dans cette salle bien plus tard le corps endolori et le sexe collant. Je m’habillais à la hâte et quittais les lieux, croisant échevelée la patrouille mobile qui opérait sa ronde.